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Saint-Omer (Pas-de-Calais)

La cathédrale de Saint-Omer

L'accès à l'horloge est clos par une porte en menuiserie réalisée par Georges Boidart. Elle fut condamnée à cette occasion,mais va être rouverte prochainement.


Après quelques années à l’arrêt, il fut décidé de remettre l’horloge en activité. Elle fut restaurée en 1911 par Henri Julien un Bruxellois. Il lui fallut deux ans et demi d’études et de recherches. Il exécuta les quatorze pièces manquantes dont deux roues de deux cents dents.


Une autre restauration fut faite lorsque l'abbé Bello fut nommé. On confia la tâche à Pierre Maquart, ingénieur en retraite qui la remit en état de marche.

Le jacquemart qui surmonte l'horloge porte le costume d’un officier du XVIIIè ou du XIXè: habit bleu, culotte rouge, bas blancs. Il est coiffé d’un turban où l’on remarque l’écusson du chapitre de la Collégiale, le tout surmonté d’un grand plumet, rouge et jaune, agrémenté de trois pommes de pin à ses pieds.


Le jacquemart ne sert que pour la sonnerie des heures. Il tourne d’un quart de tour avec sa tige et frappe avec son marteau sur un timbre de 35cm de diamètre sur 25cm de hauteur.


Les demies sont sonnées sur la même cloche par une autre mécanique. Les quarts sont sonnés sur une autre cloche.

L’horloge donne :

- L’heure de jour et de la nuit

- L’écliptique solaire

- Le jour

- Le mois

- L’heure médiévale ou babylonienne (utilisée à l’époque de J.C)

- L’heure du levé et du couché des étoiles

- Les solstices et les équinoxes

- Les saisons et leurs durées

- La troisième heure*

- La neuvième heure*

- L’heure du coucher du soleil (une rotation en 24h)

- L'heure du coucher de la lune (l’axe tourne en 24h 51mn, journée lunaire moyenne)

- Les phases de la lune (obtenues par un engrenage sur les heures (24h) et un autre sur l’axe de la lune (24h51mn), ce qui donne une rotation en 29,5 jours (révolution synodique) .


* Pour le catholicisme, les heures canoniales sont des offices liturgiques consacrés à la prière, en plus de la messe quotidienne, au sein des ordres religieux aussi bien que pour le clergé séculier.


La journée comporte sept heures canoniales et la nuit une :

- Matines ou vigiles: dans la nuit

- Laudes: à l'aurore

- Prime: première heure du jour

- Tierce: troisième heure du jour

- Sexte: sixième heure du jour 

- None: neuvième heure du jour

- Vêpres: le soir

- Complies : avant le coucher

L’astrolabe donne la position du soleil, la position de la lune, ses phases et la position de huit constellations ou étoiles brillantes.


Les informations données à cet instant sont les suivantes:

Un peu plus de 16h, le 23 septembre.

Pleine lune -1 jour

Un cercle excentré par rapport au disque des mois avec la représentation des douze signes du zodiaque finement peint est fixé sur les tridents.

C’est aussi une horloge astrologique: l’aiguille de l’heure donne le signe en cours par sa superposition avec le cadran du zodiaque.


Dans la zone blanche, quatre courbes, plus un axe Sud – Nord  XII - XII. Ce sont les maisons.

L'astrolabe :


D’un diamètre de 2,10 m, le cadran se compose de deux parties: l’une fixe, le tympan; l’autre mobile, représente la voûte céleste de l’Univers et est constituée par les aiguilles des heures, de la Lune et l’araignée. (Dans un astrolabe, on appelle araignée le disque sur lequel sont gravées les principales étoiles. Les tridents qui le supportent sont assimilés aux grandes pattes des araignées)


 Le tympan, partie fixe, représente la partie terrestre de l’Univers.

L’araignée, a une rotation de 23h 56mn 04s, qui est la durée d’une journée sidérale. Elle représente la voûte céleste; il n'y en a qu'une seule par hémisphère.

Entre l’indication des mois et le disque des heures figurent 365 points alternativement blancs et noirs: ce sont les jours. Pour le mois de février il n’y a que 28 jours.


L’araignée se compose de :

- deux aiguilles perpendiculaires dont les extrémités sont ornées de tridents porteurs des noms latins de huit constellations ou étoiles brillantes visibles dans le ciel de Saint-Omer :

o Caput herculis: la tête d’Hercule

o Caput Dragon: la tête du Dragon

o Spica Virginis: l’épi de la Vierge (Spica)

o Canis Major: le grand chien

o Venti Ceti: le ventre de la baleine

o Occulus Tauri: l’œil du taureau

o Canis Minor: le petit chien

o Cor Lèonis: le coeur du lion (Régulus)

- du cercle comportant l’inscription des mois et des jours, soudé à la pointe des aiguilles ;

- du cercle du zodiaque excentré par rapport au centre de l’horloge ;

- d’une grande ligne courbe sur laquelle ont peut lire des inscriptions latines.

La représentation de la Lune et une flammèche indiquant la constellations de Occulus Tauri

Les heure Babyloniennes

En face de six des constellations sus-nommées sont soudées des flammèches surmontées d’une étoile. Il en manque deux, à la tête d’Hercule et au petit chien, on ne sait pourquoi (sans doute les outrages des siècles).


« Les index en forme de flammèches (époque gothique) en forme de feuilles ou d’oiseaux (époque Renaissance) indiquent la position des étoiles de première et de deuxième grandeur » .


Ces flammèches sont donc une des confirmations matérielles de l’origine gothique de l’astrolabe, ce qui en fait une pièce très rare.


L’araignée, en effectuant sa rotation, va superposer une ou plusieurs étoiles au carré curviligne de la zone blanche du tympan (partie visible du ciel); la position de la ou des étoiles ainsi désignée pourra donc être déterminée avec une précision suffisante en 1558.

Le soleil coulisse sur l’aiguille des heures. Il est asservi par une came glissant sur le rebord excentré du zodiaque qui fait partie de l’araignée. C'est la conjugaison de ces deux mouvements qui l’oblige à monter ou descendre selon le cycle des saisons.


Au 21 juin, il est au-dessus des tropiques du Cancer.

Au 22 décembre, au tropique du Capricorne.


Aux équinoxes du printemps et d’automne, le 21 mars et le 23 septembre, il est au-dessus de l’équateur. La surface variable entre les tropiques du Cancer et celle du Capricorne est l’écliptique.

Gérard Guilbaud

Références :

- Horloges Monumentales et Astronomiques les plus remarquables d'Alfred UNGERER (1931).

- Hélène Demorianne dans L’Art de reconnaître les instruments scientifiques du temps passé; édition Hachette 1974

Le mécanisme

Partie gauche du mécanisme

Partie droite du mécanisme

L'arrière du mécanisme

 www.cathedrale-saint-omer.org

Merci au personnel de l’office du tourisme sa leur disponibilité et la documentation fournie

Merci à M. Bernard Delrue pour son accueil, ses explications éclairées et ses documentations.

Construite en quatre ans, de 1555 à 1559, par Pierre Enguerrand, la date et le signe de l’auteur y sont gravés.  L’horloge astronomique de la cathédrale de Saint-Omer est une horloge calendrier, une horloge astrolabe (position des astres et constellations) et une horloge astrologique (signes du zodiaque).


L’horloge est située à 7,50 m de hauteur. Sa position ne lui est pas favorable, car elle ne permet pas une vision et une utilisation facile de toutes les indications fournies.


En 1758, l’horloge fut placée là où elle est actuellement, au-dessus du portail dit "du Prévôt ou de l’Evêché".

Gérard Guilbaud

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Cette cloche, fondue à Saint-Omer en 1618, était au service de Monseigneur l’évêque puisque qu’elle relayait les sonneries de l’horloge dans son palais épiscopal.
Elle a sûrement été démontée lors de la transformation de ce palais épiscopal en tribunal de grande d’instance de saint-Omer.
On la retrouve, suite à un don du doyen, à l’école des Frères de la rue du Griffon .
Puis - on ne sait comment - elle se retrouve dans le greniers de la Cathédrale et de là, on la met avec le trésor.
Ayant accepté de modifier les sonneries de l’horloge en accord avec la DRAC  dans le cadre d’un éventuel déplacement je l’ai récupérée au trésor mais sans connaître son origine.
Fêlée elle a été réparée par les Ets Bodet  qui nous ont fourni aussi le marteau.
Il nous reste à peaufiner le son de cette nouvelle sonnerie.

Photos jointes ci-contre et ci-dessous : de la cloche et du marteau des 1/4, de la cloche des 1/2 et une vue du jacquemart sans son marteau ainsi qu’une vue générale par le dessus de toutes les sonneries .
Le Jacquemart aujourd’hui inutile  à l’horloge, mais qui n’a jamais fait partie réellement de l’horloge, et qui demande trop de force pour sonner les heures.
 
 Bernard DELRUE
Conservateur de l’horloge de la Cathédrale de Saint-Omer

Voir en fin de page :

Historique de la cloche et du Jacqemart par M. Bernard DELRUE,
Conservateur de l’horloge de la Cathédrale de Saint-Omer